Détour par Paris avec la SNCF : fin de l’histoire

Bonjour

Début août, une péripétie que j’ai vécu avec la SNCF a fait l’objet d’un buzz médiatique et d’une lettre de réclamation. Plus d’un mois et demi plus tard, la SNCF a répondu à ma demande d’indemnisation. Vous avez été nombreux à réagir à ma mésaventure donc je partage avec vous la réponse…

Le point positif est qu’un bug informatique a été repéré…
Fin de l’histoire

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La queue hivernale du fauteuil…

Aujourd’hui, en accord avec le thermomètre, mes orchidées et moi-même, j’ai allumé le chauffage…

Et quand j’allume le chauffage, un phénomène s’installe et dure jusqu’en mai (extinction du chauffage) : je me prends des claques magistrales d’électricité statique. J’ai essayé les techniques proposées par google telles que mettre des bols d’eau sur les radiateurs (je vous rassure, mon chauffage n’est pas à l’électricité ;)), etc. Sans succès…

L’an dernier, à la même époque, je racontais mon malheur à un copain qui m’a suggéré d’essayer une bande anti-électricité statique pour les voitures…  Cela consiste en une bande de caoutchouc traversée par un fil d’aluminium.

Il faut mettre la partie métallique (à droite de la photo) en contact avec une partie métallique (non peinte) du fauteuil et que l’extrémité du fil d’alu (à gauche de la photo) touche le sol pour que le fauteuil se décharge de l’électricité (seulement statique, hein!).

La queue hivernale du fauteuil! (NB : Ce fauteuil reste généralement à l’intérieur, j’enlève la bande quand je sors avec)

Et je vous jure que ça marche!  Et je peux tranquillement chauffer de septembre à mai :-p.

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En roue libre vers l’emploi? :-p

 Ma thèse soutenue, je cherche maintenant un emploi. Je suis donc inscrite à Pôle Emploi. Récemment, j’ai reçu un dossier de Cap Emploi, organisme chargé d’accompagner les travailleurs handicapés dans leur recherche d’emploi. Sagement, je remplis ce dossier indiquant que j’ai une carte d’invalidité, une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et que je bénéficie de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH). Je fournis aussi mon CV.
Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de Cap Emploi me réclamant la photocopie de la demande d' »Orientation professionnelle en milieu ordinaire » sous 15 jours… Froncement de sourcils : « C’est quoi ce truc, je suis en milieu ordinaire depuis la maternelle?! ». J’écris un email à l’agence mais n’ayant pas de réponse, je me suis adressée au groupe facebook très actif (et précieux) de l’association Coordination Handicap et Autonomie. Et on m’a répondu ce que je redoutais : c’est la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui délivre ce papier après examen du fameux dossier de 8 pages avec certif médical. Il faut savoir que l’attribution  de la carte d’invalidité, de la RQTH et de l’AAH se fait aussi via ce dossier, chaque fois ça prend plusieurs mois etc.

J’admets que j’ai eu du mal à garder mon calme. En toute modestie, mon CV démontre clairement que je suis « destinée » à travailler en milieu ordinaire mais parce que « c’est comme ça », on me réclame un papier demandant l’élaboration d’un dossier pénible, pouvant mobiliser un médecin (pour le certif) et prenant la place d’un dossier bien plus urgent d’une autre personne en commission de la MDPH. Démonstration de l’incapacité de l’administration à s’adapter aux situations individuelles…

Et de manière générale, on peut se demander pourquoi l’organisme ne considère pas par défaut que les candidats s’orientent vers le milieu ordinaire.

Et pourquoi toujours autant de papiers…Sur le groupe Facebook cité plus haut, quelqu’un m’a répondu que son fils avait abandonné Cap Emploi car « beaucoup de paperasse pour pas grand chose ! ». Tu m’étonnes…

Bref, après un échange de mails, la MDPH serait d’accord de m’envoyer ce papier sans ouverture de dossier, reconnaissant qu’au vu de mon parcours, la demande de Cap Emploi avait du me sembler « incongrue »…

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Wuppertal

Les derniers articles détaillent l’organisation et les voyages entre Grenoble et Wuppertal… Mais pourquoi diable Wuppertal? Bonne question, je doute qu’il y ait un guide du Routard dédié à cette ville… Nous nous sommes vraiment appliquées pour faire des photos  mais, attention, elles peuvent frôler la pub mensongère…


Cette photo, après coup, est étrange… En fait c’est un pendule!

La grande fierté de la ville est le Schwebebahn, un train suspendu…… qu’on n’a pas eu le temps de prendre!

En effet, la semaine dernière, la ville a certes accueilli la convention 2017 du tatouage mais aussi la 19ème conférence européenne sur les mouvements oculaires à l’université de Wuppertal.

Université de Wuppertal (atout essentiel de la ville)

Et je devais présenter mes travaux sur l’analyse des réponses neuronales lorsque l’on explore des expressions faciales émotionnelles. Plus précisément, je présentais un poster pendant un après-midi. Je peux l’envoyer à ceux qui sont intéressés, d’ailleurs. J’avais déjà expliqué le principe dans un article sur une autre conférence. En gros, j’ai préparé un fichier audio expliquant  en anglais chaque partie du poster.

Et pendant 4 jours, la journée était décomposée en sessions d’exposé et de poster.

En pleine sélection d’exposés à écouter, amenuisant les chances d’essayer le Schwebebahn

Bref, je retiendrai de Wuppertal certains résultats scientifiques, les bus parfaitement accessibles, les restos turques, coréens, viets et italiens (on a zappé la règle « Privilégier le local » sauf au petit déj!) mais les maisons à colombages allemandes trop mignonnes seront pour la prochaine fois :p.

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Wuppertal – Grenoble : un peu moins facile

Me voilà rentrée de Wuppertal (Allemagne) où j’ai participé à une conférence… L’aller s’était parfaitement passé. Le retour a été un peu plus rocambolesque.

A 15h, le taxi nous attendait à la fac de Wuppertal pour l’aéroport de Düsseldorf. Le trajet s’est parfaitement passé. Une fois à l’aéroport de Düsseldorf, nous sommes allés sagement nous enregistrées (2h30 à l’avance)… Là, on est rapidement retombé dans le débat passionnant sur les batteries sèches/humides/débranchables/disjonctables, débat qui me paraît tellement ringard en 2017… J’avais bien tous les certificats du constructeur précisant qu’elles sont bien aux normes aéroportuaires etc. Mais le monsieur de l’enregistrement ne croyant que ce qu’il voit m’a demandé de sortir du fauteuil au beau milieu du hall et Alizée a dû faire une démonstration du débranchement des batteries… Satisfait, il m’a cependant ordonné de surtout ne pas remonter sur le fauteuil et d’attendre l’assistance…

L’assistance a fini par arriver avec un fauteuil tout pourri tombant en morceaux et mon fauteuil est parti. Là, nous pouvons déjà noter une différence avec l’aéroport de Lyon : à Lyon j’ai gardé mon fauteuil jusqu’au pied de l’avion…
Après le contrôle de sécurité, où Alizée a refusé catégoriquement de passer dans le scanner corporel (sachez qu’on peut refuser et demander, à la place des ondes, une fouille « manuelle »), on a attendu l’enregistrement. Une petite camionnette est venue nous chercher pour nous amener à l’avion.

Fauteuil de transfert pour entrer dans l’avion

Et là, le pilote a demandé qu’on me mette du côté « hublot ». Alizée a fait remarquer que ce n’était pas pratique, on lui a répondu que c’était une règle internationale : en cas d’évacuation, je ne dois pas gêner le passage étant évacuée en toute dernière… A Lyon, on m’avait installée côté couloir ;). Bref, à défaut d’évacuation, j’ai pu admirer le paysage.

Nous avons atterri, récupéré le fauteuil en forme et nous nous sommes installés pour attendre la navette Ouibus prévue 2h30 plus tard, à 22h30… Oui, on avait prévu large…
Et là… A 21h30 pratiquement pile 1h avant notre navette, un chauffeur Ouibus nous a été envoyé pour nous annoncer que la navette « accessible » venait de tomber en panne à Grenoble et donc la solution proposée était de me porter dans l’autocar et de mettre mon fauteuil en soute… Je ne sais pas si vous visualisez la porte et l’escalier d’un autocar mais c’est étroit et en plus l’escalier fait un angle. Donc en pratique, c’est difficile de me porter surtout pour descendre de l’autocar je pense. Et puis, on avait tout fait pour s’assurer qu’on aurait bien une navette accessible.

Alizée s’est transformée en lionne ou en tout autre animal féroce de votre choix, disant que c’était hors de question qu’on me porte et qu’il fallait une autre solution : navette, taxi, hélicoptère. Les téléphones ont commencé à chauffer. Alizée a même voulu appeler un portable qui était indiqué dans la signature officielle d’un email pro que j’avais reçu lorsque la SNCF m’avait présenté ses excuses pour une autre mésaventure. Il s’est avéré que le portable n’était pas éteint et qu’Alizée a tiré du lit une « responsable politique de la SNCF » (je cite) furieuse d’être dérangée. Ici, si cette personne lit cet article, je tiens quand même à nous excuser… Cela étant dit, pendant que les « responsables politiques » étaient au lit, moi j’étais sur le parking de l’aéroport de Lyon sans moyen de transport bien que l’autocar « normal » Ouibus soit décoré de tous les côtés du logo PMR :

En effet, l’autocar « normal » a une porte permettant d’entrer en fauteuil mais cette porte n’est pas fonctionnelle… Honnêtement, je suis gênée d’avoir tiré du lit cette responsable mais je me dis aussi que cela l’a confrontée à un cas pratique très réel.
Finalement, le soustraitant de Ouibus nous a annoncé qu’une autre navette accessible venait de partir de Grenoble et vu l’heure elle nous conduirait directement chez moi puis déposerait Alizée. La navette est arrivée en un peu moins d’une heure…

Cette histoire, au delà de l’anecdote, pose quelques questions.

On impose  aux voyageurs handicapés d’anticiper et d’organiser leur voyage de manière ultra rigoureuse mais la rigueur n’est pas respectée de « l’autre côté de la barrière ». Bien sûr, une panne d’un véhicule peut arriver.
Mais pourquoi Ouibus nous a pas dit « Vraiment désolés, on a eu une panne, on envoie une autre navette, on aura 1h de retard »?
Pourquoi  avons-nous été obligés d’insister si lourdement pour avoir un transport correct? Pourquoi les autocars « normaux » en apparence accessibles ne le sont-ils pas?
Pourquoi un service mis en place par l’Etat,  dit low-cost (pour justifier la sous-traitance à tout va), il y a seulement 2-3 ans, n’a que 20% de sa flotte qui est accessible? On nous a dit que 20% était le meilleur taux pour une ligne low-cost en France voire en Europe…

En conclusion, voyager en fauteuil c’est possible mais il vaut mieux ne pas se donner une heure d’arrivée…

Prochain article : Wuppertal, car je n’ai pas fait Grenoble-Wuppertal juste pour tester les transports ;).

 

%% Mise à jour
Sur twitter (sur lequel j’ai partagé l’article)

J’ai eu un bon de 10 euros… 🙂

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Grenoble – Wuppertal : Facile!!

Bonjour

J’ai raconté dans un article précédent la longue organisation du voyage Grenoble-Wuppertal (Allemagne) pour une conférence… Aujourd’hui, je vous raconte la mise en pratique, hé hé!

Réveil mis à 3h15 du matin… Endormie vers minuit voire plus et réveillée à 2h30. Moi en hypervigilance? Mais non… Du coup à 3h15 j’ai pu vous photographier l’horloge!

3h15 du matin!! Pour les sceptiques, je peux vous envoyer les métadonnées…

A 4h, le taxi était bien devant ma porte, direction la gare de Grenoble. Rappelez-vous qu’à cette heure là, il n’y a pas de tram d’où le taxi. 1ère étape accomplie.

Là, Alizée m’a rejoint super caféinée motivée et on a attendu avec curiosité l’autocar Ouibus accessible dont nous avions eu la confirmation de l’accessibilité au bout de 7 appels et un email à la directrice de l’accessibilité de la SNCF (car maintenant j’ai son email). Je n’ai jamais pris d’autocar accessible donc j’étais impatiente d’essayer ça… Mais…

A gauche, l’autocar Ouibus dont l’accessibilité est à droite…

Nous nous sommes vite rendues compte qu’il y avait 2 Ouinus annoncés à la même heure, pour la même destination mais l’un avait la mention « PMR ». En effet, l’autocar Ouibus est bien arrivé mais suivi de près par un « doublon », van accessible… Nous avons eu donc notre propre Ouibus avec un chauffeur qui nous a annoncé avoir été formé trois jours avant… Dans mon email, datant maintenant de 3 jours, j’avais suggéré d’affréter un taxi si l’Ouibus n’était pas accessible (on m’avait répondu qu’il serait bien accessible)… Je dis ça, je dis rien…
Petit bonus, photo prise du « Ouibus accessible » :

Cherchez bien… Sous le U blanc

Si vous regardez bien, malheureusement je n’ai pas très bien réussi la photo, l’autocar Ouibus arbore le logo « handicapé », suggérant l’accessibilité…
Bref 😉 !

6h, arrivée à l’aéroport Lyon St Exupéry… Nous avons été les premières à être enregistrées (on nous avait précisé d’être là bien 2h avant). Le fauteuil a eu droit à son étiquette après un moment de flottement : « Ce sont des batteries sèches ou humides? ». Bien sûr, sur mes certificats, il n’y avait pas la réponse, ce que je savais c’était qu’elles étaient à gel, donc humides? Et nous avons réussi à éluder la question du démontage du fauteuil…

Fauteuil étiqueté, passagère enregistrée

Après le passage au contrôle de sécurité durant lequel Alizée a dû boire 1/2L d’eau en quelques secondes pour ne pas perdre sa bouteille (j’avoue que j’ai un peu rigolé et pas toute seule), j’ai eu droit à la fouille au corps. Franchement cette fois-ci, je l’ai trouvée super méticuleuse et contrairement aux autres fois, on me l’a faite devant tout le monde. Un peu limite…

Enfin, nous avons fini par embarquer. Par contre, premières enregistrées mais dernières embarquées (et dernières débarquées…). Il n’y a pas de photo car Alizée était un peu occupée : elle a dû débrancher les batteries du fauteuil destiné à la soute tout en portant nos sacs… Peut-être au retour!

Vers 11h, nous avons bien atterri à Düsseldorf avec un fauteuil en bonne santé. Un taxi nous attendait (c’est un peu la classe quand même). Et vers midi, nous sommes arrivées à destination.

Et après l’effort, le réconfort…
… car le sandwich d’Eurowings…

 

Demain, la journée est tranquille (heureusement!), les choses sérieuses commenceront lundi.

A bientôt!

 

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Réponse de la SNCF

 

 

 

 

Je viens de recevoir la 1ère réaction personnalisée de la SNCF suite à mon aventure qui a été largement partagée sur Internet. Avec leur autorisation, la voici.

Bonjour,

[…] J’ai été particulièrement sensible aux difficultés de voyage dont vous avez été victime sur votre trajet Vintimille/Grenoble.

Sachez, tout d’abord, que nous sommes absolument désolés que votre voyage se soit si mal passé. Croyez bien que la SNCF a à cœur de faire voyager l’ensemble de ses clients, tout particulièrement ceux qui ont des besoins spécifiques, dans les meilleures conditions qui soient. Et, le récit que vous faites de votre voyage, me prouve que nos attentions n’ont pas été à la hauteur de vos besoins. Pour cela, je souhaite tout d’abord vous présenter nos excuses.

Dès que vos difficultés nous ont été remontées par les réseaux sociaux, j’ai lancé une enquête pour comprendre pourquoi vous n’avez pas eu le droit à l’assistance Accès Plus à Avignon alors que vous l’aviez réservée.

Cette enquête nous a permis d’identifier un dysfonctionnement informatique, qui sera corrigé. Cependant, vous concernant, même si votre embarquement s’est bien déroulé à Vintimille, l’information selon laquelle vous étiez bien à bord du Vintimille/Avignon en correspondance pour Grenoble est arrivée de manière erronée sur les serveurs informatiques de l’escale d’Avignon. Les agents d’Avignon vous ont cherché dans la gare pour vous faire embarquer vers Grenoble parce qu’ils ignoraient que vous étiez en correspondance et donc qu’il fallait venir à votre rencontre à bord du TGV 6174.

Sur le trajet Avignon/Paris, la chef de bord s’est alors employée à trouver une solution afin que vous soyez prise en charge, en priorité, à la Gare de Lyon. Cependant, en cette période de forte affluence, l’équipe d’assistance de la gare n’a pas été en capacité d’assurer une prestation sur-mesure à votre arrivée à Paris.

Quoiqu’il en soit, j’ai d’ores et déjà demandé au service Accès Plus de porter une attention toute particulière au courrier de réclamation que vous comptez nous adresser (n’oubliez pas de joindre une copie de vos billets). Cette dernière donnera, bien évidemment, droit à une compensation pour les désagréments et le retard subis.

Bien cordialement

A suivre… 😉

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Oubliée dans un train…

… et ce n’est pas une valise.

Hier, je devais faire un long voyage en train de Vintimille (Italie) à Grenoble, toute seule. Bien que Vintimille soit en Italie, c’était un voyage 100% SNCF. Quelques jours avant, j’ai fait une demande de prestation à Acces Plus, service de la SNCF pour l’assistance des personnes handicapées. Les agents d’Accès Plus s’occupent de nous faire monter/descendre des trains.

J’ai bien reçu l’email de confirmation que voici :

Le tableau indique dans la 1ère colonne toutes mes correspondances et dans la dernière colonne que la gare concernée a bien reçu la demande. Ainsi, par exemple, pour la gare Avignon TGV, il est noté qu’il faut venir me chercher dans le TGV 6174, voiture 11, place 14 et que je repars à 13h21 dans le TGV 6874. Et la gare a bien confirmé la prise en charge.

A Vintimille, j’ai été correctement prise en charge (en italien 😉 ) par le service de la gare.

Quelques gares plus loin, une autre voyageuse en fauteuil est montée. Quand il y a 2 fauteuils, c’est un peu le bazar car on bouche tout (« c’est très rare que les voyageurs handicapés restent dans leur fauteuil roulant » dixit la contrôleuse. Soit…). Donc à Avignon, cette voyageuse, allant à Paris, devra aussi sortir sur le quai pour me laisser sortir.

La contrôleuse titulaire s’est étonnée de ne pas voir figurer mon nom sur son application relative aux prestations à Accès Plus mais comme j’avais l’email de confirmation elle ne s’est pas inquiétée davantage. Mais peut-être l’aurait-elle dû…

En effet, le train est entré en gare Avignon TGV et à ma grande stupeur, aucun agent d’Accès Plus n’est venu me chercher dans le train!! Les passagers sont sortis sur le quai mais n’ont vu personne de la SNCF. Un passager a même failli tirer l’alarme mais s’est retenu (imaginant sans doute avec raison le déploiement du GIGN)… Mais 3 min d’arrêt c’est très court quand on cherche désespérément un agent de la SNCF… Et le train est reparti, sans arrêt, vers Paris Gare de Lyon, avec moi à bord… Un passager a fini par trouver les contrôleuses dans une autre voiture et leur a signalé ma situation. Elles sont immédiatement venues me voir et ont téléphoné à un service de Rennes. La première réaction de l’agent de Rennes en apprenant que les agents d’Avignon TGV m’avaient laissée dans le train a été « Encore ! ». On apprendra que les agents avignonnais m’attendaient dans le hall de la gare…

Les contrôleuses ont essayé d’être rassurantes en m’expliquant que je serai accueillie à Paris où les agents me trouveront une place dans un TGV Paris-Grenoble pour le soir même.  Cependant, elles ont évoqué le fait que je devrais peut-être dormir à l’hôtel s’il n’y avait pas de place disponible. Nouvelle montée d’adrénaline car une nuit imprévue à l’hôtel, toute seule, avec toutes mes affaires dans le sac à dos (donc derrière le fauteuil et inacessibles) n’était pas le plan optimal. J’ai vite écrit à un copain pour savoir qui était à Paris et pour lui dire de les mettre en état d’alerte au cas où 😉 .
J’avais aussi un autre souci : aller jusqu’à Paris sans arrêt signifiait rester encore 3h sans pouvoir aller aux toilettes (impossible dans un TGV). Et la contrôleuse qui me demandait « vous êtes sûre que vous ne voulez pas quelque chose à boire? » -« Euh non merci! ».

Une fois arrivée à Paris Gare de Lyon, un agent d’Accès Plus était présent mais pour la 2èm voyageuse. Il n’était pas au courant de ma situation, les contrôleuses ne se sont pas montrées, c’est un passager qui lui a expliqué ma situation. J’ai bien été prise en charge par cet agent (un peu dépassé puisqu’il devait prendre en charge, seul, deux voyageuses en fauteuil). J’ai pu enfin me rendre aux toilettes toutes neuves du local tout neuf (depuis mon dernier séjour parisien) d’Accès plus. Et les agents m’ont trouvé une place dans un TGV. Je suis ainsi arrivée à Grenoble à 20h42 (sans même avoir vu la Tour Eiffel!) au lieu de 16h08 après une journée exténuante et angoissante.

Voilà la carte de ma journée pour visualiser le petit détour (en rouge).

Et un courrier est en cours pour demander réparation… N’hésitez pas à diffuser.

A suivre!

%% Mise à jour du 11 août 2017 %%

Vous êtes très nombreux à réagir et à partager cette histoire sur les réseaux sociaux. Des journalistes m’ont même contactée. Je vous remercie du fond du coeur de votre intérêt. Je suis vraiment surprise par ce « buzz ». J’attends bien sûr un geste de la SNCF (j’ai posté la lettre hier en recommandé) car ils ont réellement fait une erreur.
Je veux insister sur le fait qu’Accès Plus marche bien habituellement et nous est indispensable. Tellement indispensable que le moindre bug a des conséquences énormes comme le démontre mon « aventure ».
Cependant cette histoire reste seulement cocasse et absurde. Si vous naviguez sur ce blog, vous lirez sans doute des articles bien plus sérieux sur la PCH (Prestation de Compensation de l’Handicap) et l’intégration scolaire par exemple ;).
Encore merci pour vos réactions et à bientôt.

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Exaspérée ou désespérée? Journal de bord

Bonjour

Je vais participer à une conférence européenne (The 19th European Conference on Eye Movements) à Wuppertal, en Allemagne, du 19 au 24 août. L’organisation pour pouvoir y participer est laborieuse. Aujourd’hui une goutte fait déborder le vase donc j’ai décidé de vous confier les joies de l’organisation via un journal de bord tout d’abord antédaté puis qui sera en direct.

Reprenons donc tout depuis le début.

En mars, ma directrice de thèse me suggère de soumettre un résumé pour participer à cette conférence. Sachant que je ne serai plus, à l’époque de la conférence employée par le CNRS, je lui ai fait remarquer que ce sera compliqué de trouver une prise en charge financière pour une accompagnatrice.

26 mars : Soumission du résumé

16 mai : Réponse des organisateurs

Acceptée pour présenter un poster

16 mai : Immédiatement après avoir reçu la réponse, j’ai contacté le Service Accueil Handicap de l’université. Ma mission sera complètement prise en charge par le laboratoire mais il va falloir trouver un financement pour l’accompagnatrice (transport, hébergement, salaire). Question : Comment faire?

21 mai : Alizée, une copine, accepte de m’accompagner. Bonus : Elle est bilingue en Allemand ;).

7 juin : J’entre en contacte avec le service social de l’Université Grenoble Alpes (UGA). En effet, pour que ma mission soit prise en charge, je serai sous contrat vacataire avec l’université. Le Service Accueil Handicap m’a donc conseillé de les contacter.

12 juin : Soutenance de thèse

21 juin : L’UGA me demande de faire un budget prévisionnel pour l’accompagnatrice. Je l’estime à 1400 euros (transport, hébergement et salaire).

26 juin : L’UGA m’annonce qu’ils vont commencer à étudier mon dossier. Ils me demandent de rencontrer le médecin du travail pour avoir, je cite,  » une préconisation qui préciserait qu’il faut dans le cadre de [mon] handicap [me] permettre la mise en place d’un transport adapté dans le cadre de [mes] activités professionnelles et un accompagnement par un tiers dans les activités de la vie professionnelle ». Il faut savoir que dans mon dossier de budget prévisionnel, j’avais joint ma carte d’invalidité « 80% et + » avec la mention « Besoin d’Accompagnement ». Carte super officielle pour laquelle il faut remplir le célèbre dossier MDPH avec un certificat médical de 4 pages rempli par un médecin qui me connaît depuis longtemps. Mais bon, je vais donc m’atteler à avoir un RDV avec un médecin de travail (avant le 3 juillet, mon départ en vacances bien méritées)

27 juin : 9h, je vais au centre de santé universitaire pour avoir ce fameux rdv. Il s’avère que je me suis trompée d’endroit, ce n’est pas la médecine du travail. Mais l’infirmière, gentiment, leur téléphone. Manque de bol, la secrétaire de la médecine du travail, n’étant pas là, les médecins ne peuvent pas me donner de RDV…

28 juin : Cette fois-ci, je me rends au bon endroit. A mon immense étonnement/effroi, les locaux de la médecine du travail ne sont pas accessibles (Situation temporaire pour 1 à 2 ans)! Mais j’arrive à discuter, dehors, avec l’infirmière, la médecin et la secrétaire. Elles déplacent un RDV pour le 30 juin. J’apporterai ma rampe perso.

30 juin : J’installe ma rampe sur le fauteuil, je traverse le campus, j’attends 1h et j’ai enfin ce certificat !

10 juillet : L’UGA m’annonce qu’ils acceptent d’embaucher Alizée en vacataire afin de prendre en charge sa mission.

11 juillet : Avec le service financier du labo, on commence à parlementer avec l’agence de voyage pour réserver un A/R en avion Lyon-Dusseldorf! Challenge! Ils veulent les dimensions du fauteuils et le type de batteries. Je dois aussi remplir un questionnaire :

-Type de handicap: moteur, ne peut pas marcher

-Passager autonome: besoin d’aide pour les transfert

-Fauteuil roulant pliable: oui

-Fauteuil roulant munit d’une batterie: oui à gel

-Passager ne peut monter et descendre de l’appareil

-Dimension du fauteuil roulant:

Longueur: 100cm -Largeur: 65cm -Hauteur: 105cm

Le client souhaite une prise en charge à l’aéroport et de l’aide à l’embarquement.

13 juillet : Après de nombres échanges de mails, le labo obtient enfin un devis.
Il va falloir être à l’aéroport Lyon Saint Exupéry à 6h. On pense faire Grenoble-Aéroport par une navette Ouibus qui est accessible si on leur téléphone au moins 36h avant. Problème : à 4h, il n’y a pas encore de tram de mon domicile à la gare routière.

16 juillet : J’écris donc au labo et à l’UGA pour demander si un taxi serait pris en charge pour aller à la gare routière.

19 juillet : Le labo me transmet les « consignes » de la compagnie aérienne : Il faut vraiment m’expliquer comment je suis censée arriver et repartir de l’aéroport avec les batteries du fauteuil déchargées. Elles ne le seront pas. Elles seront donc déconnectées, isolées et attachées (heureusement que je serai accompagnée)!

Le même jour j’apprends que l’UGA n’arrive pas à obtenir des devis de taxis PMR car c’est un horaire de nuit… Seule solution, dormir la veille à Lyon.

20 juillet : Les organisateurs de la conférence nous écrivent que la ligne de train (qui est accessible) Dusseldörf-Wuppertal sera en travaux. Ils mettent en place une navette spéciale. Je leur ai demandé si la navette sera accessible.

24 juillet : A Lyon St Exupéry, les navettes gratuites entre l’hôtel, la gare routière et l’aéroport ne sont pas accessibles (c’est la goutte en trop).

Donc pour l’instant : je n’ai plus d’idée de transport de Grenoble à l’aéroport de Lyon et je ne sais pas comment je ferai Dusseldörf-Wuppertal, les organisateurs ne m’ayant toujours pas répondu. Exaspérée ou désespérée, mon coeur balance!

25 juillet : Confirmation de l’aéroport de Lyon : il n’y a pas de navette entre l’aéroport et les hôtels aux alentours. Ils me suggèrent de prendre l’hôtel **** (avec le prix correspondant au nombre d’étoiles) qui est à l’intérieur de l’aéroport.. J’ai demandé un devis à une compagnie de taxis lyonnaise.
Quant aux organisateurs allemands, ils m’ont envoyé un email très sympa

« Unfortunately the shuttle bus will be not accessible.
But we are sure that we will find another solution for you and are currently searching for other ways for your transport.We will contact you as soon as possible. »

(Malheureuseument, notre navette ne sera pas accessible. Mais nous sommes sûrs que nous trouverons une autre solution pour votre transport et nous sommes entrain de chercher d’autres moyens de transports. Nous vous contacterons le plus vite possible.)

26 juillet : Les organisateurs me proposent de m’accueillir à l’aéroport de Dusseldörf pour être sûrs que j’arriverai à bon port à Wuppertal.

14 août : Début août, ne trouvant pas de moyen de transport accessible entre l’hôtel de l’aéroport et l’aéroport (la compagnie de taxi G7 ne proposerait des taxis PMR qu’à Paris), nous avons changé d’avis : je partirai de chez moi le jour même et j’irai jusqu’à la gare de Grenoble en taxi.
Aujourd’hui, Alizée a voulu réservé la navette Ouibus. Sur le site, il est indiqué ceci :

Et à notre grande stupeur, au téléphone, personne n’a été capable de nous assurer que la navette sera accessible. Ils doivent nous appeler dans « les plus brefs délais »… Donc ce soir, je ne peux pas garantir que je ferai mon voyage samedi…

%% MISE A JOUR%%

16 août : Après 7 appels téléphoniques et un email à la direction de la SNCF, nous avons enfin la confirmation que la navette sera accessible.
Quant aux organisateurs, ils m’ont réservé un taxi pour faire Dusseldörf-Wuppertal.
Ainsi, le prochain article sera sans doute posté d’Allemagne ;).

OUF!

 

 

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En vol libre

Bonjour,

Voilà, je peux recommencer à poster sur d’autres sujets que la cuisine et le tricot : j’ai soutenu ma thèse 😀 😀 !!!

Et donc mes collègues doctorants et post-docs ont décidé de me pousser dans le vide… A la réflexion, je me demande comment je dois l’interpréter 😉 .

 

Bref voici trois vidéos, (âmes très sensibles s’abstenir, dédicace à ma maman) :

C’était à St Hilaire du Touvet  avec l’école Prevol Parapente.

Décollage :

En Vol :

Atterrissage :

Et un grand merci ;). C’était bien cool et toutes mes excuses à ceux qui m’ont trouvée trop zen :p.

Dr Manue (oui, je frime un peu)

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