En marche… avant ou arrière?!

Cet article va être un peu sérieux. Je vais vous parler d’un sujet qui me tient à coeur : l’intégration des élèves et étudiants handicapés.
Cette année, le gouvernement a mis en place un nouvelle plateforme d’orientation pour les lycéens, ParcourSup. Je ne vais pas entrer dans les détails ici mais les lycéens émettent des voeux pour plusieurs formations postbac. Le grand changement est que les formations étudient chaque dossier, ce n’est plus un algorithme qui fait les répartitions.

Depuis quelques jours, je voyais des rumeurs circuler sur les réseaux sociaux parlant d’un problème entre les lycéens handicapés et ParcourSup mais je ne parvenais pas à trouver vraiment une source officielle…

Mais heureusement je ne décroche jamais de France info ;).
Ce samedi matin, la chargée des questions liés à l’éducation de l’Association des Paralysés de France (APF) a été interviewée.
Voici le fichier audio de l’interview que la journaliste de France Info m’a gentiment envoyé.

INTERVIEW

Pour résumer, avant ParcourSup, dans certaines académies, des commissions recensaient les élèves handicapés pour, si besoin, expliquer aux responsables des formations les situations particulières. Par exemple, expliquer qu’un élève a fait son lycée en 4 ans au lieu de 3  non pas parce qu’il n’était pas bon élève mais parce qu’il avait eu des problèmes de santé liés  à son handicap. Ou alors qu’il était tout à fait compétent à l’écrit et à l’oral grâce à des aménagements etc. En quelque sorte, ces commissions jouaient le rôle d’un intermédiaire neutre et officiel, rassurant sans aucun doute les formations qui allaient accueillir l’étudiant handicapé. L’APF demandait la généralisation de ces commissions dans toutes les académies…
ParcourSup a répondu à la demande de généralisation en supprimant toutes les commissions existantes (c’est certes une généralisation mais bon…). Ainsi, aujourd’hui, il n’y a absolument aucune procédure pour prendre en compte le handicap d’un candidat. Le lycéen peut certes décrire son handicap, « en vrac », dans sa lettre de motivation mais l’APF explique à juste titre que les lycéens hésitent à indiquer leur situation de peur d’être mis sur la touche selon les formations et les places disponibles.
Dans la nouvelle loi d’orientation, seule une procédure de recours au près du rectorat pour réexamen est prévue. Mais pourquoi une procédure de recours? Pour assurer un taux d’adrénaline aux lycéens handis? Pour ne pas laisser les familles sans paperasse à faire (des fois qu’elles s’ennuieraient)?  Et si le recours est accepté, ils vont virer un autre élève qui avait pourtant fêté son admission pour donner la place à l’élève handi? Le retard dû au recours induira un retard non négligeable pour chercher un logement, pour organiser la « nouvelle vie d’étudiant », chose qui peut être à la base bien ardue selon le handicap. Faire son entrée dans l’Enseignement Supérieur à coups de recours, on aurait pu souhaiter mieux pour l’ « inclusion » servie à toutes les sauces par le gouvernement…

Grandes Lignes du communiqué de presse de Sophie Cluzel daté du 5 décembre 2017 :

« Permettre à l’École de la République d’être pleinement inclusive


Offrir le droit à une scolarisation de qualité à tous les élèves en situation de handicap, en répondant à leurs besoins éducatifs particuliers, passe par une transformation profonde et pérenne du système éducatif et médico-social.

Cette ambition forte traduit l’engagement du Président de la République et du Gouvernement de faire du handicap une priorité de ce quinquennat.« 

J’ose espérer que pour le gouvernement, la « scolarisation de qualité » des élèves handis ne doit pas s’arrêter au secondaire…

Mon orientation PostBac remonte maintenant à un certain nombre d’années. Et c’était plutôt facile, j’avais un bon dossier et je demandais la prépa de mon lycée. Mais quand j’ai passé les concours d’entrée aux Grandes Ecoles, je me rappelle que mes profs m’avaient suggéré de contacter les écoles préalablement pour vérifier leur accessibilité. J’avais refusé pour ne pas me censurer et ne pas me « signaler « à l’avance. Je comprends donc tout à fait les lycéens qui ne veulent pas parler de leur handicap dans leur lettre de motivation.
Résultat, quand j’ai été admise à Phelma, on a contacté la direction. Avec mes parents, nous avons passé une journée entière avec des membres de la direction et de l’équipe éducative pour visiter tous les locaux pour identifier les besoins et les travaux ont été immédiatement effectués. Ceci est de la véritable inclusion!

Enfin, dans l’interview, la membre de l’APF souligne que l’accessibilité est loin d’être généralisée (décidément la généralisation…) et que même des bâtiments neufs post-2005 ne sont pas totalement accessibles. Ces jours-ci, un jeune étudiant handi a été refusé par une école de journalisme de Paris à cause de locaux inaccessibles…
Le Monde a publié un article montrant qu’à la fin de 2014, 700.000 bâtiments n’étaient pas accessibles, 250.000 bâtiments ont été accessibles dès leur construction et 50.000 bâtiments ont été rénovés…
Je travaille sur un campus universitaire, dans un bâtiment en cours de rénovation. Notre aile est complètement rénovée, mais je ne peux ni entrer ni sortir du bâtiment seule à cause d’une porte trop lourde. L’université était tout à fait prête à m’installer un groume motorisé, puisant dans le fonds réservé pour les salariés handis mais il semblerait que les proprios du bâtiment veuillent s’en occuper. Pour l’instant, le matin j’attends que quelqu’un passe pour m’ouvrir. Les matins neigeux et pluvieux, je me débrouille mais la porte se referme sur mon épaule, le temps que je manœuvre le fauteuil.
Tous les WC ont des groumes qu’on a dévissés à ma demande mais uniquement à mon étage. De plus, toutes les salles de cours (!!) sont aussi équipées de groumes.

Supposons  alors que je sois au rez-de-chaussée en réunion dans une salle de cours : j’ai une envie pressante, je dois demander à quelqu’un de m’ouvrir la porte de la salle pour que je sorte, je prends l’ascenseur pour le 2nd étage, « mon étage », je vais aux WC dégroumés, ceux avec la barre d’appui du bon côté… Drame : il y a déjà quelqu’un dedans!

Last but not least, en octobre 2017, le Président Macron a voulu « rassurer » le monde du bâtiment et un « projet de loi prévoit d’abaisser de 100 % à 10 % la part de logements accessibles aux personnes handicapées dans les immeubles neufs. Les 90 % restant devraient simplement être évolutifs. » (Source, FaireFace). Certes, on parle ici des immeubles de logement mais cela laisse rêveur…

Source Europe1.fr

 

 

 

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Loi des séries

L’autre jour, sur France Info, on nous expliquait que les lois des séries n’existaient pas…
J’en suis beaucoup moins sûre, j’ai surtout l’impression d’être complètement immergée dans une de ces lois.

Pêle-mêle (en l’espace de 15 jours) :

  • Un beau matin, je reçois un email de l’agence de l’auxiliaire :

« Je viens de m’apercevoir qu’il va y avoir un dépassement de prise si vous ne voyez pas d’inconvénient je peux supprimé la prestation de demain de 1h30 pour éviter le dépassement.

Désolé pour ce désagrément » (email retranscrit à la lettre près)

Il faut savoir que j’ai un nombre d’heures d’aide humaine mensuel fixé par le Conseil Départemental. L’agence doit composer avec, aidée par plein de logiciels etc. Outre le fait qu’on m’annule une prestation la veille pour le lendemain, j’ai été autre qu’étonnée qu’il y ait un dépassement. Le soir, j’ai donc fait un tableau excel selon le planning que l’agence m’a envoyé et… je n’ai pas trouvé de dépassement. J’ai envoyé mon joli tableau à la direction de l’agence qui a décidé de maintenir la prestation et de vérifier le comptage des heures… Il s’est avéré (selon l’agence) que l’auxiliaire avait mal « débadgé » en sortant de chez moi et donc que le compteur d’heures d’aide tournait à plein régime… On peut se demander ce qu’il se serait passé sans mon tableau excel.
Et maintenant ma porte d’entrée est décorée d’un beau badge :

  • Le bâtiment de mon labo est en travaux. Nous allons sous peu changer d’entrée principale. Il y a quelques jours, nous sommes allés tester ces portes. Je n’ai jamais pu les ouvrir tellement le groume est résistant. La 1ère suggestion était donc de desserrer le groume. Mais j’ai appris l’existence de groume à gaz (!!) dont le desserrement est impossible. L’administration de l’université m’a donc demandé un certificat médical pour l’installation d’un groume électrique, certificat fait par la Médecine du Travail dont les locaux ne sont toujours pas accessibles… Finalement, par email (en insistant sur l’urgence), le certificat a pu être fait. La procédure est lancée mais ça risque d’être long (demande de devis etc etc)… Donc en attendant, je compterai sur le flux et les fumeurs pour entrer/sortir du bâtiment.
  • La roue du gros fauteuil, avec lequel je sors, s’est mise à faire un bruit suspect. J’ai du l’immobiliser et me servir du petit fauteuil pendant quelques jours en attendant la venue du réparateur. Il n’a pas trouvé l’origine du bruit mais a éliminé toutes les causes dangereuses… A suivre.
  • Ce matin avant d’aller au labo, j’ai voulu m’acheter à manger (car l’auxiliaire a complètement raté le repas, chose rare). Et au moment de taper « une salade de chou, svp », aucun son n’a voulu marcher sur ma synthèse vocale! J’ai fini par avoir ma salade de chou, en pointant puis je me suis précipitée chez moi chercher une vieille synthèse vocale, complètement déchargée bien sûr. Au passage, j’ai pris ma réserve de papier bulle en prévision d’un envoi de la synthèse par la poste. Arrivée au labo, j’ai branché les deux synthèses espérant que la « jeune » ressusciterait pendant que la « vieille »reprendrait des forces. Le retour à la vie n’a pas eu lieu quant à la deuxième elle a choisi d’être autonome, choisissant de prononcer les sons de son choix, avec une nette préférence pour le « leu »…
    Le réparateur, joint par email et par téléphone via ma mère, m’a conseillé de reconnecter un connecteur avec une « pince à bec courbe ». Fort heureusement, dans mon 2ème labo, on a tous grandi avec des TP d’électronique. Une copine est carrément partie m’acheter une belle collection de pinces :
    Malheureusement une fois le connecteur rebranché, le clavier ne marchait toujours pas. Et la deuxième aime toujours autant le « leu » malgré un bref moment de lucidité après avoir trifouillé son propre connecteur…
    Conclusion :

Bien sûr, ces couacs administratifs et matériels finissent toujours par s’arranger. Mais il faut bien réaliser que je les gère tout en essayant d’avoir une vie professionnelle à plein temps et une vie perso à peu près normale (d’ailleurs j’ai repris la piscine :D)… Et en attendant leur résolution, ma vie est bien compliquée, stressante et fatigante.
Bref, en ce moment, qu’on ne vienne pas me dire que la loi des séries n’existe pas, même par la voix de France Info ;)…

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Une petite virée au pays des châteaux

Il y a une semaine, en pleine nuit, je menais une chenille, suivie par une joyeuse bande de docteurs, doctorants, et autres spécimens à plus de 600 kms de notre QG grenoblois…

Comment nous en sommes-nous arrivés là??

Il y a quelques mois des collègues, A. & Q., nous annonçaient leurs fiançailles et en décembre, les invitations pour le Mariage ont atterri sur nos bureaux… Ravie d’être invitée, je ne pensais pas vraiment confirmer ma venue car ça me paraissait un peu compliqué (destination très très paumée, sans gare TGV ni rien du tout :p). Mais c’était sans compter sur l’enthousiasme et l’énergie d’une copine doctorante, M. qui un soir m’a envoyé un texto disant en substance « Allez on se bouge, on y va tous ensemble! Comment veux-tu y aller?? ». Son enthousiasme m’a vite contaminé et on a pensé que le plus simple était de louer un minibus aménagé, M. ayant trouvé une agence sur internet qui en proposait. Trop simple pour être vrai? En rentrant des vacances de Noël, nous avons trouvé un hôtel qui était accessible donc nous étions prêts pour réserver ce merveilleux minibus… Mais la fabuleuse agence qui avait de beaux minibus bien accessibles sur internet avait en réalité un seul minibus aménagé pour TOUTE la région et qui plus est loué jusqu’en avril! Bref, un peu la douche froide! Mais mon père a volé à mon secours en m’apportant de Marseille ma kangoo ;). Et nous avons loué une 2nde voiture, car la kangoo est une très bonne voiture mais y faire rentrer 8 personnes dont un fauteuil… 😉

Quelques jours avant notre départ, j’ai reçu un email de ma grand-mère, surveillant la météo depuis l’Inde « Attention à la neige!!!! etc etc ». Crâneuse, je lui répondu « non t’inquiètes, on craint rien niveau intempéries » sans lui avouer que j’avais moi-même, avant de recevoir son email, demandé à mes co-équipiers, « vous êtes sûrs qu’il ne faut pas prévoir des chaînes?, – Ha ha ha lol lol lol, t’inquiètes, Emmanuelle, la Touraine est une région TRES plate »… Certes…

Donc samedi dernier, à 7h41 pétantes, soit seulement 11 minutes en retard sur notre planning, un véritable EXPLOIT, nous voilà partis de Grenoble en 2 voitures. La Touraine est certes très très plate mais pour y arriver il faut bien traverser le Massif Central et passer par les « Hauts Forez » . Et ça, ce n’est pas plat du tout du tout et il y a eu un bon moment de flottement dans les voitures quand la neige a commencé à VRAIMENT tenir sur l’autoroute. Et un rire un peu crispé quand on s’est retourné vers moi pour me demander « Tu as des chaînes? ». Mais les conducteurs ne se sont pas laissés intimider et nous avons fini par sortir de cette zone froide…

Bref, après à peu près 600 km, 2 pauses réglementaires et pas mal de péages, nous sommes arrivés sur le parking de la mairie 40 minutes avant la cérémonie. Il faisait un froid polaire, une pensée au marié A. qui pendant 3 ans nous a rabattu les oreilles sur le froid grenoblois. Mais chez lui il ne fait pas non plus bien chaud comme ont pu le confirmer certains d’entre nous qui se sont changés sur le parking :p.

Enfin le coup de signal pour le départ des noces a été lancé et quelques heures plus tard nous nous retrouvions donc à faire la chenille…

Le lendemain matin (oui oui, ça s’appelle même une ellipse temporelle 😉 ), redevenus sérieux, nous nous sommes dit « quand même, être au Pays de la Loire sans visiter de château?! » et aussitôt dit aussitôt fait, nous sommes allés vers le château de Chenonceau, car proche de notre base et dont le rez de chaussée était accessible.

J’ai fait les châteaux de la Loire à une époque où j’étais encore dans un format portatif et nous avions fait le Château de Chenonceau. Mais je ne me rappelle pas son état d’accessibilité de l’époque… En tout cas maintenant, une rampe permet d’accéder à l’entrée du château. La porte d’entrée du château a été ouverte en grande rien que pour moi, nourrissant mon rêve d’être princesse et tout ça :

Et au rez-de-chaussée, des petites rampes sont installées pour aller de pièce en pièce. Je n’ai pas pu visité juste un salon car l’entrée était trop étroite.

Les doctorants/docteurs trouvent toujours un moyen de faire de la biblio :p. Là on apprenait qu’une extrémité du château débouchait en zone libre et l’autre en zone occupée pendant la 2nde guerre mondiale

Puis j’ai laissé les autres visiter les étages, je me suis réfugiée au coin d’une énorme cheminée avec un feu très appréciable avec un roman… sur une reine!

Et last but not least, sachez que dans les toilettes PMR du château de Chenonceau, il y a deux trônes! 😉

Ravis de cette visite, nous avons repris la route vers Grenoble, cette fois-ci sans neige mais avec des litres de pluie.

Merci à M. pour l’organisation et le timing absolument parfait, merci à P. M. pour les photos, merci à tous les conducteurs (et vraiment bravo!) (chaînes ou pas chaînes, au prochain achat, je prendrai des pneus mixtes!) et surtout, félicitations aux mariés Q. & A. 🙂

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Retour sur la voie

Pendant près de 2 ans, j’ai « suspendu » l’escalade, l’objectif ultime étant de finir la thèse. Mais je m’étais promis de reprendre dès que je serais docteur…
En septembre, j’ai donc envoyé un message aux étudiants en Staps Activités Physiques Adaptées qui m’avaient encadrées sur le mode « On reprend quand?! Auriez vous des gens intéressés?? » Et il s’est avéré que oui et j’ai ainsi pu reprendre avec Tom qui m’avait déjà encadrée pendant une année et deux nouvelles recrues, Emma et Amélie. Tous super motivés!
Voilà quelques photos de la dernière séance du semestre. Samuel, un L2, était également là car il prendra sans doute le relais au 2ème semestre, avec Tom. Il représentera la 3e promo des étudiants APA m’encadrant à l’escalade ;).

Préparation

« Lecture » de la voie

En conclusion, je peux vous assurer que ça vaut vraiment le coup de finir la thèse ;).

Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et à très bientôt.

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Détour par Paris avec la SNCF : fin de l’histoire

Bonjour

Début août, une péripétie que j’ai vécu avec la SNCF a fait l’objet d’un buzz médiatique et d’une lettre de réclamation. Plus d’un mois et demi plus tard, la SNCF a répondu à ma demande d’indemnisation. Vous avez été nombreux à réagir à ma mésaventure donc je partage avec vous la réponse…

Le point positif est qu’un bug informatique a été repéré…
Fin de l’histoire

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La queue hivernale du fauteuil…

Aujourd’hui, en accord avec le thermomètre, mes orchidées et moi-même, j’ai allumé le chauffage…

Et quand j’allume le chauffage, un phénomène s’installe et dure jusqu’en mai (extinction du chauffage) : je me prends des claques magistrales d’électricité statique. J’ai essayé les techniques proposées par google telles que mettre des bols d’eau sur les radiateurs (je vous rassure, mon chauffage n’est pas à l’électricité ;)), etc. Sans succès…

L’an dernier, à la même époque, je racontais mon malheur à un copain qui m’a suggéré d’essayer une bande anti-électricité statique pour les voitures…  Cela consiste en une bande de caoutchouc traversée par un fil d’aluminium.

Il faut mettre la partie métallique (à droite de la photo) en contact avec une partie métallique (non peinte) du fauteuil et que l’extrémité du fil d’alu (à gauche de la photo) touche le sol pour que le fauteuil se décharge de l’électricité (seulement statique, hein!).

La queue hivernale du fauteuil! (NB : Ce fauteuil reste généralement à l’intérieur, j’enlève la bande quand je sors avec)

Et je vous jure que ça marche!  Et je peux tranquillement chauffer de septembre à mai :-p.

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En roue libre vers l’emploi? :-p

 Ma thèse soutenue, je cherche maintenant un emploi. Je suis donc inscrite à Pôle Emploi. Récemment, j’ai reçu un dossier de Cap Emploi, organisme chargé d’accompagner les travailleurs handicapés dans leur recherche d’emploi. Sagement, je remplis ce dossier indiquant que j’ai une carte d’invalidité, une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH) et que je bénéficie de l’Allocation Adulte Handicapé (AAH). Je fournis aussi mon CV.
Il y a quelques jours, j’ai reçu une lettre de Cap Emploi me réclamant la photocopie de la demande d' »Orientation professionnelle en milieu ordinaire » sous 15 jours… Froncement de sourcils : « C’est quoi ce truc, je suis en milieu ordinaire depuis la maternelle?! ». J’écris un email à l’agence mais n’ayant pas de réponse, je me suis adressée au groupe facebook très actif (et précieux) de l’association Coordination Handicap et Autonomie. Et on m’a répondu ce que je redoutais : c’est la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) qui délivre ce papier après examen du fameux dossier de 8 pages avec certif médical. Il faut savoir que l’attribution  de la carte d’invalidité, de la RQTH et de l’AAH se fait aussi via ce dossier, chaque fois ça prend plusieurs mois etc.

J’admets que j’ai eu du mal à garder mon calme. En toute modestie, mon CV démontre clairement que je suis « destinée » à travailler en milieu ordinaire mais parce que « c’est comme ça », on me réclame un papier demandant l’élaboration d’un dossier pénible, pouvant mobiliser un médecin (pour le certif) et prenant la place d’un dossier bien plus urgent d’une autre personne en commission de la MDPH. Démonstration de l’incapacité de l’administration à s’adapter aux situations individuelles…

Et de manière générale, on peut se demander pourquoi l’organisme ne considère pas par défaut que les candidats s’orientent vers le milieu ordinaire.

Et pourquoi toujours autant de papiers…Sur le groupe Facebook cité plus haut, quelqu’un m’a répondu que son fils avait abandonné Cap Emploi car « beaucoup de paperasse pour pas grand chose ! ». Tu m’étonnes…

Bref, après un échange de mails, la MDPH serait d’accord de m’envoyer ce papier sans ouverture de dossier, reconnaissant qu’au vu de mon parcours, la demande de Cap Emploi avait du me sembler « incongrue »…

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Wuppertal

Les derniers articles détaillent l’organisation et les voyages entre Grenoble et Wuppertal… Mais pourquoi diable Wuppertal? Bonne question, je doute qu’il y ait un guide du Routard dédié à cette ville… Nous nous sommes vraiment appliquées pour faire des photos  mais, attention, elles peuvent frôler la pub mensongère…


Cette photo, après coup, est étrange… En fait c’est un pendule!

La grande fierté de la ville est le Schwebebahn, un train suspendu…… qu’on n’a pas eu le temps de prendre!

En effet, la semaine dernière, la ville a certes accueilli la convention 2017 du tatouage mais aussi la 19ème conférence européenne sur les mouvements oculaires à l’université de Wuppertal.

Université de Wuppertal (atout essentiel de la ville)

Et je devais présenter mes travaux sur l’analyse des réponses neuronales lorsque l’on explore des expressions faciales émotionnelles. Plus précisément, je présentais un poster pendant un après-midi. Je peux l’envoyer à ceux qui sont intéressés, d’ailleurs. J’avais déjà expliqué le principe dans un article sur une autre conférence. En gros, j’ai préparé un fichier audio expliquant  en anglais chaque partie du poster.

Et pendant 4 jours, la journée était décomposée en sessions d’exposé et de poster.

En pleine sélection d’exposés à écouter, amenuisant les chances d’essayer le Schwebebahn

Bref, je retiendrai de Wuppertal certains résultats scientifiques, les bus parfaitement accessibles, les restos turques, coréens, viets et italiens (on a zappé la règle « Privilégier le local » sauf au petit déj!) mais les maisons à colombages allemandes trop mignonnes seront pour la prochaine fois :p.

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Wuppertal – Grenoble : un peu moins facile

Me voilà rentrée de Wuppertal (Allemagne) où j’ai participé à une conférence… L’aller s’était parfaitement passé. Le retour a été un peu plus rocambolesque.

A 15h, le taxi nous attendait à la fac de Wuppertal pour l’aéroport de Düsseldorf. Le trajet s’est parfaitement passé. Une fois à l’aéroport de Düsseldorf, nous sommes allés sagement nous enregistrées (2h30 à l’avance)… Là, on est rapidement retombé dans le débat passionnant sur les batteries sèches/humides/débranchables/disjonctables, débat qui me paraît tellement ringard en 2017… J’avais bien tous les certificats du constructeur précisant qu’elles sont bien aux normes aéroportuaires etc. Mais le monsieur de l’enregistrement ne croyant que ce qu’il voit m’a demandé de sortir du fauteuil au beau milieu du hall et Alizée a dû faire une démonstration du débranchement des batteries… Satisfait, il m’a cependant ordonné de surtout ne pas remonter sur le fauteuil et d’attendre l’assistance…

L’assistance a fini par arriver avec un fauteuil tout pourri tombant en morceaux et mon fauteuil est parti. Là, nous pouvons déjà noter une différence avec l’aéroport de Lyon : à Lyon j’ai gardé mon fauteuil jusqu’au pied de l’avion…
Après le contrôle de sécurité, où Alizée a refusé catégoriquement de passer dans le scanner corporel (sachez qu’on peut refuser et demander, à la place des ondes, une fouille « manuelle »), on a attendu l’enregistrement. Une petite camionnette est venue nous chercher pour nous amener à l’avion.

Fauteuil de transfert pour entrer dans l’avion

Et là, le pilote a demandé qu’on me mette du côté « hublot ». Alizée a fait remarquer que ce n’était pas pratique, on lui a répondu que c’était une règle internationale : en cas d’évacuation, je ne dois pas gêner le passage étant évacuée en toute dernière… A Lyon, on m’avait installée côté couloir ;). Bref, à défaut d’évacuation, j’ai pu admirer le paysage.

Nous avons atterri, récupéré le fauteuil en forme et nous nous sommes installés pour attendre la navette Ouibus prévue 2h30 plus tard, à 22h30… Oui, on avait prévu large…
Et là… A 21h30 pratiquement pile 1h avant notre navette, un chauffeur Ouibus nous a été envoyé pour nous annoncer que la navette « accessible » venait de tomber en panne à Grenoble et donc la solution proposée était de me porter dans l’autocar et de mettre mon fauteuil en soute… Je ne sais pas si vous visualisez la porte et l’escalier d’un autocar mais c’est étroit et en plus l’escalier fait un angle. Donc en pratique, c’est difficile de me porter surtout pour descendre de l’autocar je pense. Et puis, on avait tout fait pour s’assurer qu’on aurait bien une navette accessible.

Alizée s’est transformée en lionne ou en tout autre animal féroce de votre choix, disant que c’était hors de question qu’on me porte et qu’il fallait une autre solution : navette, taxi, hélicoptère. Les téléphones ont commencé à chauffer. Alizée a même voulu appeler un portable qui était indiqué dans la signature officielle d’un email pro que j’avais reçu lorsque la SNCF m’avait présenté ses excuses pour une autre mésaventure. Il s’est avéré que le portable n’était pas éteint et qu’Alizée a tiré du lit une « responsable politique de la SNCF » (je cite) furieuse d’être dérangée. Ici, si cette personne lit cet article, je tiens quand même à nous excuser… Cela étant dit, pendant que les « responsables politiques » étaient au lit, moi j’étais sur le parking de l’aéroport de Lyon sans moyen de transport bien que l’autocar « normal » Ouibus soit décoré de tous les côtés du logo PMR :

En effet, l’autocar « normal » a une porte permettant d’entrer en fauteuil mais cette porte n’est pas fonctionnelle… Honnêtement, je suis gênée d’avoir tiré du lit cette responsable mais je me dis aussi que cela l’a confrontée à un cas pratique très réel.
Finalement, le soustraitant de Ouibus nous a annoncé qu’une autre navette accessible venait de partir de Grenoble et vu l’heure elle nous conduirait directement chez moi puis déposerait Alizée. La navette est arrivée en un peu moins d’une heure…

Cette histoire, au delà de l’anecdote, pose quelques questions.

On impose  aux voyageurs handicapés d’anticiper et d’organiser leur voyage de manière ultra rigoureuse mais la rigueur n’est pas respectée de « l’autre côté de la barrière ». Bien sûr, une panne d’un véhicule peut arriver.
Mais pourquoi Ouibus nous a pas dit « Vraiment désolés, on a eu une panne, on envoie une autre navette, on aura 1h de retard »?
Pourquoi  avons-nous été obligés d’insister si lourdement pour avoir un transport correct? Pourquoi les autocars « normaux » en apparence accessibles ne le sont-ils pas?
Pourquoi un service mis en place par l’Etat,  dit low-cost (pour justifier la sous-traitance à tout va), il y a seulement 2-3 ans, n’a que 20% de sa flotte qui est accessible? On nous a dit que 20% était le meilleur taux pour une ligne low-cost en France voire en Europe…

En conclusion, voyager en fauteuil c’est possible mais il vaut mieux ne pas se donner une heure d’arrivée…

Prochain article : Wuppertal, car je n’ai pas fait Grenoble-Wuppertal juste pour tester les transports ;).

 

%% Mise à jour
Sur twitter (sur lequel j’ai partagé l’article)

J’ai eu un bon de 10 euros… 🙂

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Grenoble – Wuppertal : Facile!!

Bonjour

J’ai raconté dans un article précédent la longue organisation du voyage Grenoble-Wuppertal (Allemagne) pour une conférence… Aujourd’hui, je vous raconte la mise en pratique, hé hé!

Réveil mis à 3h15 du matin… Endormie vers minuit voire plus et réveillée à 2h30. Moi en hypervigilance? Mais non… Du coup à 3h15 j’ai pu vous photographier l’horloge!

3h15 du matin!! Pour les sceptiques, je peux vous envoyer les métadonnées…

A 4h, le taxi était bien devant ma porte, direction la gare de Grenoble. Rappelez-vous qu’à cette heure là, il n’y a pas de tram d’où le taxi. 1ère étape accomplie.

Là, Alizée m’a rejoint super caféinée motivée et on a attendu avec curiosité l’autocar Ouibus accessible dont nous avions eu la confirmation de l’accessibilité au bout de 7 appels et un email à la directrice de l’accessibilité de la SNCF (car maintenant j’ai son email). Je n’ai jamais pris d’autocar accessible donc j’étais impatiente d’essayer ça… Mais…

A gauche, l’autocar Ouibus dont l’accessibilité est à droite…

Nous nous sommes vite rendues compte qu’il y avait 2 Ouinus annoncés à la même heure, pour la même destination mais l’un avait la mention « PMR ». En effet, l’autocar Ouibus est bien arrivé mais suivi de près par un « doublon », van accessible… Nous avons eu donc notre propre Ouibus avec un chauffeur qui nous a annoncé avoir été formé trois jours avant… Dans mon email, datant maintenant de 3 jours, j’avais suggéré d’affréter un taxi si l’Ouibus n’était pas accessible (on m’avait répondu qu’il serait bien accessible)… Je dis ça, je dis rien…
Petit bonus, photo prise du « Ouibus accessible » :

Cherchez bien… Sous le U blanc

Si vous regardez bien, malheureusement je n’ai pas très bien réussi la photo, l’autocar Ouibus arbore le logo « handicapé », suggérant l’accessibilité…
Bref 😉 !

6h, arrivée à l’aéroport Lyon St Exupéry… Nous avons été les premières à être enregistrées (on nous avait précisé d’être là bien 2h avant). Le fauteuil a eu droit à son étiquette après un moment de flottement : « Ce sont des batteries sèches ou humides? ». Bien sûr, sur mes certificats, il n’y avait pas la réponse, ce que je savais c’était qu’elles étaient à gel, donc humides? Et nous avons réussi à éluder la question du démontage du fauteuil…

Fauteuil étiqueté, passagère enregistrée

Après le passage au contrôle de sécurité durant lequel Alizée a dû boire 1/2L d’eau en quelques secondes pour ne pas perdre sa bouteille (j’avoue que j’ai un peu rigolé et pas toute seule), j’ai eu droit à la fouille au corps. Franchement cette fois-ci, je l’ai trouvée super méticuleuse et contrairement aux autres fois, on me l’a faite devant tout le monde. Un peu limite…

Enfin, nous avons fini par embarquer. Par contre, premières enregistrées mais dernières embarquées (et dernières débarquées…). Il n’y a pas de photo car Alizée était un peu occupée : elle a dû débrancher les batteries du fauteuil destiné à la soute tout en portant nos sacs… Peut-être au retour!

Vers 11h, nous avons bien atterri à Düsseldorf avec un fauteuil en bonne santé. Un taxi nous attendait (c’est un peu la classe quand même). Et vers midi, nous sommes arrivées à destination.

Et après l’effort, le réconfort…
… car le sandwich d’Eurowings…

 

Demain, la journée est tranquille (heureusement!), les choses sérieuses commenceront lundi.

A bientôt!

 

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